Voici un magnifique couché de soleil dans les Andes....
Et voici le levé !
là, c la fogata, avec le vent
hyper violent !Et encore une ptite photo pour la fin : pour voir l'état des routes ici... Et encore, celle-là, c'est une des meilleures !
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
là, c la fogata, avec le vent
hyper violent !
Du 26 au 28 juillet, j’ai participé à une patrouille. Avec Dany, GP, on est allé compter le nombre de tête de bétail présentes dans cette zone protégée (ie où le bétail, entre autre, est interdit). C’était donc la première fois que je rentrais vraiment dans le parc ! Enfin !
On est allé voir le callejon Pampa Hermosa. A vue de nez (plus ou moins compétent), cela
représentait environ 20 km de patrouille. Le tout en mule et à pied. Ben je peux vous dire qu’au retour, la mule, c’était plus trop mon amie… Pas super confortable, ces
animaux.
Bref, sur ces 20 km, on a du voir environ 60 vaches et taureaux… Pas super pour la protection des végétaux, qui sont ainsi régulièrement détruit. Alors, pour faire pousser de nouvelles plantes, certains éleveurs ne trouvent rien de mieux à faire que de foutre le feu à cette aire protégée… J’ai donc pu voir les effets des incendies de patrouille sur la végétation de cette pampa. Le sol est noir, brûlé, les plantes repoussent (un peu de tout) très difficilement, d’autant plus que le bétail les bouffe au fur et à mesure. Le parc possède quelques parcelles de monitoring où il étudie la repousse des plantes. On a donc fait le tour des parcelles, comptant le nombre de petites plantes, la taille des arbustes (environ 10 cm en moyenne) et le pourcentage de sol nu. Ça m’a beaucoup rappelé la FIF : estimations de pourcentage à la louche (mais pas si fausses que ça !), le nez dans les plantouzes, avec un gps qui ne marche pas. En plus il pleuvait… Ah la la, l’époque lointaine de notre jeunesse, de la phytoéco avec les copains…
Durant cette patrouille, on a vu des vaches, mais pas seulement : des faucons, des picaflores (bleus,
oranges, rouges, noirs, verts, …) des dominicas (oiseaux qui mangent de la viande morte, haut du bec rouge, corps noirs, ventre et dessous des ailes blancs), des alpacas (sorte
de llamas, qui se mangent), des venados (sorte de chevreuil gris clair) et… et… et… (quel suspense insoutenable !)… et … EEEETTTTT UN OURS A LUNETTE !!!!!!!! Après avoir grimpé pendant 30 minutes une montagne afin d’avoir un bon panorama, on s’apprêtait à redescendre, sans rien
avoir vu de vivant… En plus, il gelait là-haut, avec une bruine et un vent fort. Je me retourne et là, qui on voit arriver, pénard, genre "je me balade" : un oso de anteojos !!!! ours à
lunette !!!! Il est passé à 15 m de nous sans nous voir. Ces ours ont un flair 400 fois supérieur à celui de l’Homme, mais au niveau de la vue, ils sont vraiment pas terrible. Grâce à la
direction du vent, il ne nous a pas senti avant de s’être éloigné. C’était un jeune (pas plus de 150 kg). J’ai un film, et quelques photos… C’était génial, ça a récompensé tous
nos efforts de la montée, et pendant 15 minutes, oublié le froid ! Super !!! Un des GP, Pinto, m’a dit que ça fait 4 ans qu’il participe à des patrouilles et qu’il n’en a jamais
vu ! J’ai eu beaucoup de chance !
Ours à
lunette
Venada (venado
femelle)
Alpaca (pas sauvage, c'est un animal d'élevage)
Ah, la patrouille... Un temps pourri, de la pluie, du vent.. A plus de 3800 m d’altitude, je me suis gelée… Le pire étant les nuits… Comme il
fait nuit à 18h30, on est couché à 19h… Et ben c’est long jusqu’à 6h du mat quand tu as l’impression qu’il fait -10° dans ton duvet et que finalement, tu aurais peut-être plus chaud hors de la
tente, avec les mules. Sans rire, la dernière nuit, il a gelé dehors. Leur tente date de 7 ans, les duvets ont 20 ans… Au matin, la tente était rigide. J’ai du dormir 2heures, je tremblais
comme une feuille et j’ai vraiment cru que je pourrais crever de froid dans le parc national du Rio Abiseo… Une petite pensée pour Paul qui va passer ses 5 mois de
stage dans les postes de contrôle, à plus de 3500 m d’altitude… Enfin, j'ai eu des nouvelles de lui, il va bien. Quel froid ! Ça m’a dégommé l’estomac, et le trajet de retour
jusqu’à Chigualén a été long, très long (quand tu agonises sur la mule qui refuse d’avancer plus vite…). Du coup, arrivés au poste, on a pris un maté coca (en gros, un thé à la
Coca)… étonnant comme goût ! Pas mauvais ! Enfin, pas de quoi être droguée, je vous rassure. Bref, je suis allée me coucher avec 6 couvertures (vraiment !), à 11h30 du matin… A
15h, les GP sont venus voir comment j’allais… Pas terrible, une fièvre du tonnerre… Ils sont
allés filmer les oiseaux (avec ma caméra, ça les éclate vraiment !), et sont
revenus en me demandant si je voulais manger… Non, pas vraiment. Ils m’ont gentiment apporté une tasse de tisane à la camomille, avec du miel. Je me suis rendormie jusqu’à environ 20h, heure à
laquelle ils sont venus se coucher… On a plus ou moins parlé une heure, puis j’ai redormi sans problème jusqu’à 7h du mat… Total : plus de 18 heures de sommeil… ça m’a guérie ! Le
matin, j’avais aucune force de n’avoir rien mangé de la journée, mais plus de fièvre, plus mal au dos… En forme quoi.
Vol de Loros (tjrs en groupe, vert pétant)
Le lendemain, j’ai quand même fait light : mon estomac ne tenait pas si bien que ça. Enfin, je voulais faire gaffe. Le matin, j’ai évité les œufs bouillis à
l’huile, et l’avena (farine + sucre + eau bouillante : une texture d’huître, hyper sucré). On est redescendu à Pataz. Dany n’avait trouvé qu’une seule des mules du
parc, je me suis donc fait traîner jusqu’en bas comme une grande dame… En passant, on s’est arrêter voir une minga.
Une minga, c’est à la fois un lieu et une cérémonie. Le lieu, c’est un rond de 15m de diamètre en béton dans
un champ de blé. La cérémonie sert à séparer les grains de blé de la paille. En gros, ils
rassemblent tout le blé coupé, sec, dans la minga, ferment les
bords pour éviter que le blé ne sorte, font entrer des chevaux et des hommes qui leur courent après en criant, en rond. En marchant sur le blé, les chevaux séparent le grain de la paille.
D’autres hommes au milieu, avec des fourches, jettent le blé sur les bords. Tous les voisins aident pour la minga. C’est chacun son tour, vu que tous ici cultivent leur
blé. Mais ils ne cultivent pas que du blé, mais aussi du maïs… Et oui, que serait la minga sans la chicha, bière de maïs ? Il faut bien
que les hommes aient quelque chose dans le ventre pour courir des heures ! En gros, tout le monde fini bourré… A côté, les femmes préparent à manger.
Quand Dany et moi sommes
arrivés, c’était le p’tit déj… On n’a pu échapper à la soupe… Heureusement, comme j’étais malade, j’ai pu refuser de manger les bouts d’abat (tripes, panses, boyaux, cervelle…) qui trempait dans
la soupe sans trop les vexer.
Après la minga, le blé reste en grain au
milieu du cercle. Dans la semaine qui suit, les femmes et les enfants viendront pour séparer le grain du son. Pour ça, ils jettent le blé en l’air avec des fourches, et attendent que le vent
sépare le grain du son… ça peut durer des heures, voire des jours selon la quantité de blé et la force du vent… Pas très efficace, mais bon, ils ont le temps !
Voilà, vous connaissez une autre coutume des Andes !
PHOTOS
PLUS TARD, PAS DE SORTIE USB SUR CET ORDI
Le 11 aout, c'était l'annif de création du parc. Donc, Pinto et moi on est aller a Pias des le
31 juillet pour tout préparer (en gros, 2 semaines de vacances). La fête a commencée le jeudi 9, avec concours de dessins pour les gosses (theme : l'environnement dans lequel nous
vivons).
Le lendemain, c'était foot entre les postes de controle (paul et Benoit on joué, Paul a été grandiose avec un magnifique but qui lui a permis ensuite
de gagner le droit de recevoir quelques passes), puis foot fille et volley (la, Cecile et moi avons joue, avec Marie (GP) pour le parc, avec 3
filles de Pias, et on a été tres nulles.. on a perdu, étonnant, non?).
Le soir, c'était la velada, avec pleins de numéros faits par les GP et les gens de la region, On a eu des chants, des danses, un poeme par Ramiro, 4
chansons des GP (Tito chanteur superstar).
nous aussi avons contribué:
- Cécile, en danseuse de Saya (mini falda, tresses et chapeau... La classe !) et joueuse de charango dans le groupe des GP
- Paul en flutiste vedette du groupe des GP et en arbre dans la píece de théatre des gosses (un Cedre des montagne fait en branche d'Eucalyptus)
- Benoit en arbre aussi, puis en danseur dans un danse des GP
- moi en danseuse, avec Benoit. Cette danse s'appellait Shikynanay (je suis pas sure de l'ecriture). En Quechua, ca veut dire beau cul... Tres mignon, une danse ou les GP se sont lachés dans la
choré. Et Cécile et Mary ont fait une intervention spectaculaire a la fin... un grand moment, ma premiere danse en choré devant des gens.. Snif, quelle émotion !
Et ensemble, nous avons fait un squetch-chanson qui a plu. On a repris La Mauvaise Reputation de Brassens, avec des paroles en espagnol (qu'ils n'ont pas
comprises d'ailleurs). La chanson parlait de ce qu'on a trouvé bizarre au début: le riz, manger les cochons d'inde, la marche militaire des gosses pendant la fête nationale et les chansons qui
parlent toutes d'amour.
A la fin, on fini en disant qu'on a pas parlé d'amour ! Malheur ! Cecile a pris son violon et
a joué Ti Amo, en chantant en duo avec Paul, porteur d'un gros coeur en papier. Pendant cette chanson, Benoit et moi avons fait comme si on tombait amoureux (genre coup de foudre a la
Hollywoodienne). On s'est rapproché, il m'a donné une rose (cueillie dans le parc de Pias...), on a éteint les lumieres et Paul a mis son coeur devant nos têtes (c'est beau). Avec la frontale de
Benoit, on a éclairé derriere pour faire apparaitre nos têtes en ombres chinoises sur le coeur (en plus, la lumiere était rouge... Magique).. La, dans la salle, on a entendu un gros rire général
(on faisait semblant de s'embrasser !). Puis, on s'est "séparé", on a rallumé la lumiere (discretos). Moi, je faisait genre hyper amoureuse. Puis, Benoit a fait comme si il avait un coup de
foudre avec qq'un dans le public. Alors, je me suis effondrée par terre (tjrs comme dans les séries débiles qu'ils regardent), j'ai explosé la rose, Paul a donné un gros coup de poing dans le
coeur, puis Cécile m'a pris par l'épaule et on est parties, pleurant, de la scene...
C'était trop bien, on a adoré jouer ca. En plus, ils ne se sont pas vexés qu'on se moque (gentiment) de leurs séries préférées.
Depuis, Michel, le biologiste de Pataz avec qui je bosse, arrête pas de me chambrer, du genre : Benoit t'as brisé le coeur ... Pas trop triste? .... comment vas-tu depuis que Benoit t'as
brisé le coeur .... Quel briseurs de coeur celui-la... Ca l'a marqué !
Apres la veillée (22h30, il manquait des gens), on a eu un bal. C'était sympa... Couchés a 1h du mat environ
-----------------------
Le samedi, jour central : on a défilé avec la banniere du parc, avec un polo qu'ils nous ont donné (la classe). Les scolaires ont fait des danses devant l'église de Pias, puis on
est allé mangé du taureau avec toute la population au college (environ 150 personnes au total). L'ap´rem, volley inter-annexes de Pias, foot masculin et volley pour les petites filles
(impressionnantes, elles sont super fortes et jouent sur des fillets d'adultes !).
Puis, grand bal avec tout le village... On a dansé jusqu'au bout, avec les autres francais. On a mis qq musiques francaises, genre téléphone, Indochine et Têtes Raides (ca leur a
plus parut étrange que bien...) Si, certains ont accrochéavec le Rock !
on a fermé le foyer... pardon, le théatre, avec 5 autres GP... Dont Michel, completement bourré ! Paul et moi l'avons porté jusqu'a se chambre ! comme a la FIF, quoi ! Couchés a 4h, le réveil a 7h30 a été dur (et plus encore le petit dej soupe d'estomac de taureau...).
Apres, une journée ou tout le monde était bon a jetter, crevés. Le dimanche aprem, tout le monde est parti, je suis restée seule au bureau avec Pinto... Et ben ca fait drôle.
Un super annif, trop court. L'an prochain, c'est les 25 ans du parc, ca va être qqch !